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Mexique

La Homeless World Cup vue de l’intérieur avec la sélection mexicaine déjà quadruple championne de la compétition. Et après ? Quel élan pour ces footballeuses de l’ombre ? Peut être, leur intégration au nouveau championnat professionnel féminin : la Liga MX. Car le football mexicain est en pleine mutation, à la recherche d’une indépendance. Quel effet cette ligue pro aura t-elle sur ses actrices dans un pays qui a les Etats-Unis pour modèle ?

MEXIQUE : Et si, finalement, le football n’avait pas de but ?

MEXIQUE : Et si, finalement, le football n’avait pas de but ?

Ceci est un billet (d’humeur) pour vous faire partager un peu de chacune de nos escales dans le monde du ballon rond. Pour avoir l’intégralité de notre aventure terrain, il faudra attendre notre billet de retour en France ! Mais vous avez de la chance, notre série de documentaires est déjà en montage. Rien ne sert de courir, il faut partir loin !

D’OSLO À MEXICO.
Du football guérison au football passion.

Et si le football n’avait pas de but finalement…

C’est avec cette phrase lourde de sens que Little Miss Soccer prend la direction d’Oslo pour vivre de l’intérieur la Homeless World Cup. En VOSTFR, la Coupe du Monde des sans-abris. Quand l’épreuve de la vie devient un jeu, quand les problèmes sociaux se diluent au fur et à mesure des rencontres, chaque perle de sueur devient le symbole d’une existence en reconstruction. Car c’est de cela qu’il s’agit.

Mouiller le maillot non pas pour gagner mais pour aller de l’avant quitte à laisser sa cage vide ! Mouiller le maillot pour ne plus être sur la défensive mais garder le contrôle ou plutôt la maîtrise.

Ne plus subir sa vie grâce au football. La victoire devient futile quand l’épanouissement prend de l’ampleur.

No goal, no gain…just game !

C’est avec cette pensée en tête que la sélection mexicaine féminine devient championne du monde de la 8ème édition de la HWC (5 titres dont 3 de rang). Las chavas (*les joueuses) ont pour slogan chantant : “luchar por siempre”. Pour motivation, l’adversité. Et beaucoup de talent sous le pied !

De la calle a la cancha…a la Liga.
(*De la rue au terrain…à la Ligue)

Des tourments d’une vie vulnérable aux joies du rectangle vert, le football les pousse à se dépasser, et sortir d’une voie de détresse.

Un programme associatif aide ces jeunes filles à s’émanciper et fuir les fléaux qui les touchent comme l’addiction aux drogues, à l’alcool ou encore la prostitution. La Homeless World Cup, une telle aventure…Comme un nouveau souffle pour s’affranchir de ces maux et pourquoi pas vivre leur passion du ballon rond pleinement, tous les jours.

Depuis cette saison, la toute première ligue professionnelle de football féminin est née au Mexique. La Liga MX : un championnat à 12 équipes. Le prémisse de la structuration d’un football pourtant joué par les femmes depuis presque 50 ans ! Presque, une révolution dans ce pays à l’arrière goût machiste que ces mêmes femmes font changer grâce à leurs actions : “et c’est le but !!!”

Et si, finalement, le football n’avait pas de but ?

 

MEXIQUE : “Mexico, MexiiiiiiiiiiiicooOslo !”

MEXIQUE : “Mexico, MexiiiiiiiiiiiicooOslo !”

Muchachos, Muchachas,

Avant de vous chanter un, dos, tres, un pasito adelante de las “Little Miss Soccer” autour du globe, nous devons garder le secret défense en zone de nos futurs épisodes destinés à filer droit au but dans la petite lucarne au moment de la Coupe du Monde 2019. Ainsi, nous écrivons sans trop nous découvrir à la sauce LMS : “chile piquante” pour l’étape Oslo-Mexico.

Mexico, MexiiiiiiiiiiiicooOslo !

Quand on arrive en ville, sous le soleil du nord d’Oslo, les joueuses mexicaines chantent “campeon por siempre”. Un hymne à l’amour de toute la musique que j’aime, et un cri sans SOS pour ensemble remporter la “Homeless World Cup” de ce cher human Mister Mel Young. On lui dit, Mel, assieds-toi faut qu’on t’parle… Dessine nous la Homeless World Cup ? Ah tu verras, tu verras, sa réponse est actuellement en montage !

Au pays des vikings, Heriberto est en haut de l’affiche, le coach de la sélection féminine est multiple champion du monde. Son équipe n’est pas là pour danser la bamba que necesito un poquito de gracia. Balle aux pieds, les chavas, comme on dit chez Frida, fuient la Llorona et la tequila, sexo y marijuana pour mieux correr es su destino. Girls wanna have fun, avec the eye of the tiger et l’envie d’avoir envie de gagner pour elles, et leurs familles.

La compétition feel good ! Sans contrefaçon, elles vont atteindre le nirvana. “Schouuuuuit” – glissade, “Vrouuu” – accélération, “Pan”- tir, “Fiuuuu” – filet qui tremble, et c’est déjà la fin de cette fête…des tenues et visages colorés, des cultures brassées et embrassées, des chants sud-af et mexicains mélangés. 

C’était bien Oslo ! Et c’est pas démago.

Gogo gadget au sombrero, on prend nos cliques et nos claques, direction Mexico City, Morelia, Pachuca, et welcome to Tijuana. On trace la route de celles qui ont envoyé valser la rue en mode get up stand up ! En quelques passements de jambes en Liga elles flambent. What you say ?
Je dis que c’est si bon d’aller ensemble découvrir leur liberté…

 

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