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Ceci est un billet (d’humeur) pour vous faire partager un peu de chacune de nos escales dans le monde du ballon rond. Pour avoir l’intégralité de notre aventure terrain, il faudra attendre notre billet de retour en France ! Mais vous avez de la chance, notre série de documentaires est déjà en montage.

Rien ne sert de courir, il faut partir loin !

Et si le football n’avait que l’égalisation pour enjeu finalement…

On se souvient tous de nos parties de “chou fleur” dans la cour de récréation pour constituer des équipes qu’il fallait à tout prix équilibrer. C’était la garantie de la beauté du jeu et de l’esprit sportif, enfin surtout une excuse pour le mauvais perdant ! On était loin d’une conscience féministe naissante car les filles n’étaient pas de ces parties, à une ou deux exceptions près.

Depuis on a fait du chemin… La Nouvelle-Zélande est quand même à plus de 19 000 kilomètres de distance de la France !

Sur cette terre entre pères et mères, le football est considéré comme un sport pour tous avant d’être une bagarre de pénis, les jambes qui font courir le ballon peuvent être imberbes, la pelouse n’est pas interdite aux filles pour la simple, unique et bonne raison que les matchs se jouent sur synthétique, et, sans différence aucune, chaque tête même dure perd des neurones lorsqu’elle cogne le cuir car ceci est scientifiquement prouvé. Comme quoi la science ne donne pas toujours raison aux garçons en matière de sport. Et le ballon ne fait pas de discrimination…genre il s’en moque ! Tu veux frapper dedans, prends ton pied et cours.

Car nous oublions trop souvent ce qu’est l’essence des sports collectifs. De l’équité du score au coup d’envoi doit résulter une inégalité du résultat au coup de sifflet final. Entre les deux, c’est une question de coups d’éclat souvent, de coups de chance parfois. L’important n’est donc pas d’être ou mais plutôt qu’un match commence toujours par un 0-0 !

A partir de là, une mixité ordinaire s’impose, sans règle castratrice. Sont bannis les avenants machistes au règlement du type : “le but des filles compte double” ou “les garçons ne peuvent marquer que de la tête”. Enfin, pourquoi les inciterait-on à perdre plus de neurones ?

Alors, comment égaliser ? Tout simplement sur le terrain ! En esquivant le duel plutôt que le gagner. Apanage des plus grands tacticiens des surfaces, cette stratégie donne corps à une mixité au profit de tous. La Nouvelle-Zélande devient le champ d’action à suivre. Ainsi, garçons et filles peuvent naître et grandir ensemble dans un chou-fleur…

Et si, finalement, le football n’avait que l’égalisation pour enjeu ?

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