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Ceci est un billet (d’humeur) pour vous faire partager un peu de chacune de nos escales dans le monde du ballon rond. Pour avoir l’intégralité de notre aventure terrain, il faudra attendre notre billet de retour en France ! Mais vous avez de la chance, notre série de documentaires est déjà en montage. Rien ne sert de courir, il faut partir loin !

Et si le football était une rencontre militante finalement…

Vous vous demandez où vous rendre pour assister à une chevauchée depuis la ligne médiane, faite de crochets, de touches saccadées, d’accélérations limpides pour en bout de course s’accorder le droit de marquer sans trembler ?

Ne cherchez plus, l’Argentine vous propose ce forum social au sommet sans Maradona, ni Messi car ils sont trop occupés à grossir ou courir mais avec des femmes qui s’activent sans sourciller en quête de considération.

Leur jeu à elles revient à s’installer fermement dans le paysage gaucho-golazo Albiceleste et viser la lune pour être sûres de pouvoir retomber dans les étoiles.

Elles ne sont pas stars, elles naissent en devenir et elles filent vers un destin plus radieux. Un groupe d’hyperactives féministes désireuses de faire évoluer les règles de vie communes et de déminer le machisme ambiant sans l’ambiance des grands stades ! Ce n’est pas l’écrin qui les intéresse mais de ne plus subir la crainte d’être lésées ou pire.

Certaines oeuvrent depuis longtemps, les pionnières comme on les appelle. Sauf qu’au pays del Pibe del Oro, t’as beau avoir un nom, quand tu joues au football en tant que femme on ne te connaît pas ou alors que plus tard par ton surnom. Car tu n’existes qu’à condition de te montrer ! Ton nom n’est pas floqué sur le maillot mais ton engagement honore et aliment les nouvelles générations. Et lorsque ton surnom devient synonyme de revendications, ta valeur de joueuse n’est plus à démontrer.

La bienveillance est une force, le charisme une vertu naturelle.

Sur les terres de Mafalda, une « bonne » footballeuse est donc cette personne capable de rester calme devant le but, de jouer des coudes face aux attaques, d’éviter les tacles, de ne jamais reculer sans protéger son camp, et surtout de conserver ce ballon comme symbole de liberté.

Cette conscience est collective et ce match face à la société patriarcale n’a pas besoin de 4-4-2 ou de 3-5-1 mais d’une équipe qui coulisse sans ne jamais glisser sur une note de virilité désenchantée.

Les « Pibas » pourraient jouer cette partie sans ballon, mais c’est si bon de taper dans quelque chose pour se donner du courage !

Et si, finalement, le football était une rencontre militante ?

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